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1er novembre
La traversée se fait facilement et rondement quoiqu'on sente qu'il n'y a pas beaucoup de véhicules récréatifs qui transitent par ce poste frontière. Les bureaux pour l'obtention des visas et du permis pour la camionnette ne sont qu'à quelques mètres l'un de l'autre de même que la Banjercito. Facile, mais on est à l'heure mexicaine et cela a tout de même duré une heure.
Il fait beau et nous nous dirigeons vers Chihuahua. Quelques jours d'arrêt pour visiter la ville et le musée de Pancho Villa, un des héros de la guerre civile et personnage haut en couleur. Le but de ce point de chute est, nous semble-t-il, le chemin le plus court pour se rendre à Barranca del Cobre ou plus familièrement appelé Cooper Canyon.
D'Ojinaga à Chihuahua, la route16 est bien pavée et traverse une région semi-désertique. À Ojinaga, on trouve facilement une banque avec guichets automatiques pour faire le plein de pesos. Il est fortement recommandé de faire également le plein d'essence avant de quitter la ville, un Pemex juste à la sortie.
Nous quittons Chihuahua (1 430 m) pour Creel (2 330 m) qui sera notre pied-à-terre pour une semaine. Pour s'y rendre, on traverse une région très fertile spécialement depuis 1923 au moment où les Mennonites s'y sont installés. Le camping de Creel est très bien, tous les services y compris l'Internet sans fil.
Barranca del Cobre. De nombreux voyageurs nous en avaient parlé ; pour beaucoup, la comparaison se fait à l'aune du Grand Canyon. Les deux merveilles sont très différentes. Il y a plusieurs façons de visiter la région des canyons ; le train El Chepe nous amène de Creel à El Fuerte et nous ramènera. Il faut compter deux jours au moins à raison de 9 heures par jour dans ce serpent de fer. Les paysages, souvent magnifiques, nous laissent voir les montagnes, les vallées, les rivières, la faune, la flore, mais à la vitesse du train ce qui reste fugace. Aux multiples arrêts, on est courtisé par les Indiens Tarahumaras, vendeurs de souvenirs ou de fruits. À Divisadero, un arrêt de 15 minutes permet d'admirer Barranca del Cobre et la naissance d'Urique.
El Chepe est confortable avec un bar-restaurant qui pratique des prix raisonnables. Il y a deux catégories de train, la 1re classe et la seconde, celle que nous avons empruntée, moins chère et presque aussi rapide ; elle permet en outre d'apprécier la couleur locale.
L'arrivée à El Fuerte se fait en soirée, les taxis attendent patiemment les voyageurs, car la gare est à 4 km du centro. Les tarifs de soir sont plus élevés : un truc, négocier tout de suite votre retour avec le chauffeur, vous ferez des économies. Il y a plusieurs hôtels à El Fuerte, on peut vous suggérer Hôtel Río Vista avec une terrasse offrant un panorama magnifique. Un bémol, le déjeuner est cher pour ce que l'on y sert.
Ce petit voyage avec nos amis restera gravé dans nos mémoires.
Les chutes de Basaseachi nous attirent. Partis tôt, heureusement, nous empruntons une route de gravier longue d'au moins 90 km. Les paysages magnifiques et l'absence de circulation aident à garder la bonne humeur. Nous admirons la chute de 246 m encastrée dans un fort bel environnement, mais on passe notre tour pour la deuxième, un peu loin et il se fait tard. Une consigne au Mexique est de ne pas circuler à la noirceur, on y arrivera tout juste.
Pour terminer la semaine, on visite le complexe écotouristique du lac Arareko développé par les Indiens Tarahumaras. Il y a entre autres une zone de rochers qui prennent la forme de champignons et de crapauds.
11 novembre
Départ de Creel pour Aguascalientes par la route 23. Quelle route !! Jusqu'à l'intersection pour Batopilas, c'est 75 km de montées, de descentes et de courbes. La route est bien pavée, mais il faut y circuler avec des équipements en très bonne condition. C'est le chemin le plus court pour aller vers le sud-ouest. Ce circuit fera aussi partie de nos souvenirs, car le décor est magnifique, canyons, arêtes rocheuses et descentes vertigineuses.
Les campings sont inexistants dans cette partie du Mexique surtout que celui de Durango est fermé. C'est Pemex qui nous accueille pour deux nuitées.
Une halte à Aguascalientes nous permettra de découvrir la ville et de camper le long d'un jardin à l'arrière d'un hôtel luxueux. C'est bien surtout que l'internet à haute vitesse est disponible gratuitement. Cette ville n'a pas beaucoup de charme, mais pour se détendre et écrire, c'est bien.
20 novembre
Départ pour Guadalajara. Nous empruntons la route 71 qui est en mauvais état ; trous et bosses règnent en maître. Nous trouvons le camping sans trop de mal, mais il faut être attentif.
Nous avons hâte de voir le Pacifique, alors en route pour Puerto Vallarta ; une autre journée fascinante à circuler sur la route 15 toute en montagne et avec beaucoup de circulation. C'est là qu'on voit l'habileté, le sans-gêne et l'inconscience des chauffeurs mexicains. Bah ! On n'est pas pressés.
Nous choisissons le petit camping en plein centre du vieux Puerto Vallarta. Près de tout, un peu bruyant, mais au coeur même des activités de toutes sortes. On a beaucoup aimé y séjourner ; le coût de la vie est plus cher qu'ailleurs. Très américanisé, on vous donne le menu en anglais lorsqu'on vous regarde la binette, mais il reste une douceur de vivre que nous avons appréciée.
28 novembre
Prochaine grande étape : Acapulco. Nous longeons la côte qui offre des paysages magnifiques, des plages à n'en plus finir et désertes, quelques beaux couchers de soleil à ravir les yeux. Un très beau camping à Melaque nous attache pour deux jours avant de continuer sur Las Peñas qui nous retardera lui aussi de deux jours. À ce dernier camping, une magnifique terrasse permet de voir la côte et d'admirer les levers et couchers de soleil puisque celle-ci est alignée est-ouest.
Finalement, nous arrivons au Pie de la Cuesta, la banlieue ouest d'Acapulco. Nous y rejoignons des amis. Un très beau camping donnant sur le Pacifique dont les emplacements en front de mer sont fort bien aménagés ayant même une toute petite piscine privée. Lors de notre passage, les températures variaient de 24 à 35,9º C, toute une invitation au farniente. La ville n'est pas dénuée d'intérêt, mais demeure une station balnéaire achalandée. La vieille ville est intéressante avec entre autres le fort de San Diego, bien restauré, un musée de masques et des sites panoramiques très jolis. La promenade à pieds et l'autobus sont les moyens à privilégier, car la circulation automobile est très dense.
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Notes
Le visa touristique a coûté 210 pesos par personne alors que le permis pour la camionnette a été de 322,84 pesos. Il n'y coûte rien pour la caravane portée.
Bonne nouvelle, on peut maintenant payer l'achat d'essence dans les Pemex avec Visa ou Mastercard. Il semble que ce service soit disponible partout, mais bon, mieux vaut avoir les pesos en pièces sonnantes et trébuchantes. On n'est jamais trop prudent.
Le diesel coûte 5,70 pesos et l'essence ordinaire 6,74 pesos.
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7 janvier
Nous avons retrouvé de vieilles habitudes acquises l'an passé. Nous visitons la ville, mais cette fois-ci, ce sont des besoins liés à des réparations ou des modifications sur la caravane portée qui nous la font découvrir quartier par quartier. Il faut nous habituer à trouver les matériaux à gauche et à droite, car nous n'avons pas découvert de grandes surfaces où tout est concentré. Une constante nous a frappés, c'est la gentillesse des personnes que nous avons croisées ; toujours amènes pour nous aider malgré notre espagnol qui s'améliore, mais qui reste déficitaire surtout pour les aspects techniques. Enfin, un mythe qui devrait peut-être disparaître, les Mexicains avec qui nous avons à faire sont fidèles au rendez-vous fixé.
Le climat est toujours égal à lui-même, chaud le jour, frais la nuit et sec. Pas une goutte de pluie depuis le 24 octobre dernier.
Les couchers de soleil sont presque toujours spectaculaires ainsi que plusieurs levers de soleil.
Depuis presque un mois maintenant que nous sillonnons la ville d'Oaxaca et nous n'avons pas été témoins d'incidents ou de problèmes. Est-ce dû à notre prudence ? Les alentours du zócalo, où est situé notamment le palais du gouverneur, sont sous haute surveillance de la police fédérale en uniforme d'intervention ; c'est dérangeant. Mais heureusement, ce n'est qu'un petit secteur et il y a tant ailleurs. Les immeubles subissent une cure de beauté, car les milliers de graffitis disparaissent sous la peinture colorée qu'affectionnent les Oaxaqueños.
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