2005-2006
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Voyage 2006-2007

Retour à l'accueil
Partis du Québec à la mi-octobre, nous avons traversé les États-Unis rapidement, car notre objectif était le Mexique. Après près de 4 000 km, nous avons franchi la frontière mexicaine à Nuevo Laredo sans aucune difficulté. Toutes les formalités se font dans le même édifice sans courir de gauche à droite comme plusieurs nous l'avaient laissé un peu entrevoir.

Le choc du Mexique, pas tant que ça, en tout cas positif. Bien sûr, les routes ¨libre¨ obligent à beaucoup d'attention car il n'y a pas d'accotement, enfin si peu large. La poussière nous a surpris puisqu'elle est omniprésente.

États-Unis
Mexique
Belize
Guatemala
Salvador
Octobre Novembre Décembre Janvier Février Mars

21 octobre 2005

Le premier arrêt prévu est Saltillo, à 80 km au sud-ouest de Monterrey ; une ville coloniale que nous avons eu plaisir à visiter d'autant plus que c'était vraiment la prise de contact avec les Mexicains.

Nous avions bien hâte de pratiquer notre espagnol et de goûter à quelques plats typiques. Si appréhensions il y avait, elles ont disparu, entre autres, grâce à l'accueil aimable des Mexicains.

Notes

Nous faisons ce voyage avec une caravane portée que vous pouvez admirer sur la photo ci-dessus.

Notre guide de camping, fort précieux, est Mexican camping ; il est précis et donne les indications pour l'accès et les services fournis.

Quant au guide routier, nous avons choisi l'Atlas turístico de carreteras, le Guía Roji. Très complet, il offre en plus des plans de villes une description intéressante d'une grande quantité de lieux touristiques.

Parler de camping est un peu illusoire, car finalement, ce sont les hôtels ou les motels qui ont aménagé quelques emplacements pour faciliter la vie des caravaniers et aussi faire quelques sous de plus. Cela valait surtout pour le nord du Mexique ; plus au sud, il y plusieurs terrains aménagés avec tous les services.

Les routes, de façon générale, sont de qualité, mais dans les villes ou villages, ¡hola!, il faut faire attention aux topes ou vibradores puisqu'ils ne sont pas toujours indiqués. Quant à la signalisation routière est adéquate. Dans les villes, il faut se familiariser rapidement avec la manière d'indiquer le nom des rues, pas toujours évident.

La promenade dans certaines villes exige beaucoup d'attention, car les pièges sont nombreux, trous, fil de fer, étroitesse des trottoirs et très souvent ces derniers sont surélevés de plus ou moins 30 cm.

Les Mexicains sont très gentils, encore plus si vous êtes canadiense. Ils apprécient grandement nos efforts pour parler espagnol, vous donnent le bon mot et les renseignements demandés.

On peut observer une société en pleine évolution, mais à deux vitesses, car la pauvreté est omniprésente.

Une autre observation est la quantité astronomique de petites boutiques qui offrent toutes sortes de choses et de restaurants, si on peut les appeler ainsi, qui présentent toute la gamme de la cuisine traditionnelle mexicaine.

La qualité des routes secondaires et des pneus est à l'aune de la quantité époustouflante des réparateurs de pneus éparpillés le long des routes. La vulcanisation est à l'honneur.

Los machetes est le titre de la musique en page d'accueil. C'est aussi pour représenter le Mexique agricole et rural. La machette est l'outil le plus utilisé ; elle sert à couper l'herbe sur le bord des routes, les arbres, le maïs, le bois à chauffer. En trois coups, on ouvre une noix de coco. Un outil polyvalent et indispensable.

Les stations-service ne portent qu'une seule bannière : Pemex. C'est une société du gouvernement mexicain. Pas de compétition et le même prix. Il y en a partout. Il faut vérifier que le compteur soit à zéro. La meilleure tactique consiste à avoir un bouchon à clé, ce qui laisse le temps de s'assurer que le pompiste a fait la manoeuvre de remise à zéro.

Visiter un site archéologique s'avère très intéressant. Celui qui attire de nombreux touristes offre habituel-lement des panneaux explicatifs pour chaque monument. Le plan du site est quelques fois disponible, mais en mauvaise photocopie souvent. Si vous avez acheté un guide de voyage tel le Routard, alors faites faire une photo-copie agrandie des sites que vous voulez visiter. Vous y gagnerez en lisibilité et en explications.

Dans la même veine, insistons sur le fait qu'il vaut mieux visiter les sites tôt le matin ; vous évitez ainsi l'affluence des groupes organisés, mais surtout la chaleur et l'humidité. Ne pas oublier l'eau et la lotion antimoustique qui aident à garder sa bonne humeur.

Les ponts sont quelques fois payants même s'ils ne sont pas sur une autoroute. Il faut compter ±17 pesos pour les traverser ce qui veut dire environ 1,90 $ canadien.

Lorsque vous visitez un musée ou un site archéologique ou autres sujets d'intérêt tôt le matin, il est préférable de vous garnir de la somme requise. Avoir de la menue monnaie est une ligne de conduite essentielle pour éviter les déconvenues. Madame Pipi exige, de façon générale, 2 ou 3 pesos.

Le pourboire, la propina, au restaurant est quelques fois compris dans l'addition. Si ce n'est pas le cas, on laisse généralement 10% de celle-ci.

Quelques grandes surfaces comme Soriana, Gigante et Chedraui se disputent des parts de marché pour l'alimentation ; en plus, ils offrent de la tomate aux pneux. Bien sûr, Wal Mart est aussi sur les rangs. Ces chaînes de magasin se retrouvent surtout dans les villes populeuses.

Nous avons utilisé le transport en commun qui est très développé dans toutes les villes visitées.

L'autobus pas nécessairement confortable, silencieux ou climatisé, mais à un coût très abordable, entre 3,5 et 10 pesos, nous permet de parcourir quelques fois une dizaine de kilomètres. Cela vaut largement un peu d'inconfort et surtout s'abstenir de conduire dans une circulation débridée et ne pas chercher de stationnement.

Le colectivo, mini-van, pas plus cher que le bus, pullule. Même s'il y a des arrêts indiqués, l'usage veut que le conducteur s'arrête dès qu'on lui fait signe de la main

Enfin, les taxis ! Eux aussi abondent. Quelques fois, ils ont un compteur, mais de façon générale, il faut négocier le prix avant de monter. Quelques pesos de plus en soirée. Une bonne façon de connaître les tarifs pratiqués est de s'informer auprès du personnel du camping ou de l'hôtel ou encore aux copains campeurs.

Les frontières. Entrer au Mexique a été facile. À Nuevo Laredo, tous les services sont regroupés à quelques mètres près dans le même édifice. Le permis touristique a coûté 42, 40 $US pour deux personnes. Le permis pour le véhicule y compris le campeur a coûté 326,40 Pesos. Les deux permis étant valides jusqu'en fin avril 2006 donc six mois.

Pour notre virée au Bélize, sans la camionnette, il a fallu débourser à la douane mexicaine 100 Pesos pour la l'entrée multiple du permis touristique. Pour entrer au Bélize, pas de frais mais à la sortie seulement : cela a coûté 38 $US.

L'entrée au Guatémala nous aura coûté 20 Quetzales pour la fumigation, 41 Q pour le permis de la camionnette et finalement 90 Q pour le permis de séjour. Pas de frais pour sortir vers le Salvador.

L'entrée au Salvador n'aura coûté, heureuse surprise, que 20 $US. Pas de frais pour en sortir.

Le retour au Guatémala nous aura fait débourser que 40 Q. Pas de frais pour sortir vers le Mexique

Le retour au Mexique : pas de frais.

Toutes ces sommes ont été dépensées en décembre 2005 ; elles devraient faire l'objet de vérifications pour des voyageurs désirant se rendre dans ces pays dans les prochains mois.

Les assurances. Le véhicule automobile doit être assuré par une assurance mexicaine. Pour les Québécois, il est possible d'acheter l'assurance requise auprès d'un courtier spécialisé dans les véhicules récréatifs. Sinon, on peut l'acheter aux États-Unis à la frontière ou au Mexique, toujours à la frontière. Selon des copains, il faut marchander et aller voir deux ou trois courtiers. Il faut compter plus ou moins 300 $US selon la durée et les valeurs à assurer.

La réserve d'El Rosario.Arrivant à Ocampo, vous êtes accueillis par une volée de bras qui s'agitent près de l'information touristique (fermée). La curiosité nous fait arrêter ; on se voit offrir de nous conduire à la réserve, car à forts gestes, on nous montre que ça monte et que c'est croche. 600 Pesos, puis 500 pesos devant notre hésitation, puis finalement ,c'est non. Heureusement, c'est vrai que ça monte et que c'est croche, mais avec la camionnette et le campeur, ce fut l'affaire de 45 minutes pour parcourir environ 12 km. La route est pavée de pierres (cobblestone) et des autobus s'y rendent. Un grand stationnement, gratuit au moment de notre passage, est à la disposition des visiteurs. Une arnaque à éviter.

S'informer pour connaître le meilleur moment de visiter le sanctuaire des Monarques, mais il semble qu'en février, il faut y aller de manière à être présents à l'aire d'observation principale vers 10:30. De la guichetterie, il faut compter environ ± 45 minutes, selon la forme physique, 3 400 mètres, ça essouffle !

Le volcan Paricutín vaut le déplacement. Impressionnant ! La meilleure manière de se rendre à l'église ou sur le volcan reste la balade à cheval. Dès l'entrée à Angahuan, des guides offrent leur service. Près du camping, Centro turistico, il y a aussi guides et chevaux. Pour se rendre à l'église, une chevauchée d'au moins 45 minutes, aller seulement, dans un chemin poussière de farine et de roches volcaniques vous font apprécier la selle. La visite du site est comprise dans le tarif qu'il faut négocier ; compter environ 100 pesos par personne aller-retour, plus la propina (pourboire) au guide.

24 octobre 2005

Départ pour Matehuala, pas tellement pour la visiter mais plutôt pour Real de Catorce qui semble-t-il, vaut le détour. Une ancienne ville minière, d'argent, qui est passée à près de 40 000 âmes à un peu plus de 1 000 ; entourée de montagnes, on y a accès par un tunnel seulement, gare aux imprudents car la hauteur fait moins de 3 mètres. Intéressant, c'est aussi un lieu de dévotion. Village presque fantôme qui vit grâce aux touristes.

26 octobre 2005

San Luis Potosi. Très joili centre-ville et surtout très animé. Ici, on fait usage de transport en commun. Les chauffeurs d'autobus sont habiles et rapides malgré la circulation dense et les topes. On fait connaissance d'un Quasimodo endimanché qui nous fait monter dans les clochers de la cathédrale. Très intéressant et quelques photos de la ville. Agréable à marcher, de beaux édifices, de belles boutiques, c'est un arrêt à mettre à son carnet de route.

29 octobre 2005

Guanajuato, patrimoine mondial de l'humanité. Incontournable, magnifique, vous l'aurez deviné, Lina et moi avons adoré. Quel plaisir de marcher dans ce dédale de petites rues chargées d'histoire. Et tant à voir avec un théâtre, Teatro Juarez, de toute beauté. De petits resto et d'excellents cappuccino qui font aimer cette ville coloniale sise à 2 000 m d'altitude. En plus, un tissu de rues souterraines ajoutent à la curiosité de cette ancienne ville minière.

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1er novembre 2005

San Miguel de Allende. Un autre joyau de cette région qui se laisse toutefois désirer au premier abord. Ou est-ce sa réputation qui intimide ? Non, il faut marcher, aller ici et là, prendre le temps de flâner, on découvre finalement une ville intéressante avec des boutiques remplies de fort belles choses originales. Cette journée de la Toussaint nous a permis de prendre toute la dimension de la fête des morts que les Mexicains célèbrent dans la joie : ils offrent aux morts fleurs et nourriture. C'est un vrai culte qu'on enseigne même à l'école. Petite note : les gringos ont envahi la ville.

3 novembre 2005

Querétaro est une ville moderne où l'histoire joue un très grand rôle. Elle aussi est classée patrimoine mondial de l'humanité.Elle vaut le détour d'autant plus qu'on s'y promène sur des trottoirs en très bonne condition. Il y en a pour tous les goûts. Sous un ciel toujours bleu, les photos s'additionnent. Les places ombragées et les magnifiques maisons ou édifices en font un délice pour les yeux.

6 novembre 2005

Départ pour El Tajín. Mais avant d'y arriver, nous avons traversé une partie de l'état d'Hidalgo ; le changement de décor magnifique, la montagne, les pins, la route sinueuse à souhait n'avait d'égal que la pauvreté qui nous a rappelé brutalement qu'il n'y avait pas que des villes classées. C'est une réalité troublante, dérangeante et on se questionne. Pourtant, les gens rient, les enfants jouent, des gens qui vendent, d'autres qui achètent, la vie a des droits qu'on ne comprend pas à la mesure de notre pays. Continuons, c'est important.

7 novembre 2005

Une petite balade nous amène à El Tajín, l'un des sites précolombiens les plus importants du Mexique. Impressionnant cet ensemble. Que de travail et de bons architectes pour que cela traverse le temps depuis plus ou moins 2 100 ans. Et ce qui est visible ne représente qu'environ 10 % de la ville qui était dédiée à Quetzalcóatl. L'habileté des artisans se découvre au fur et à mesure de la viste et quel art ! Et ce spectacle des Voladores, qui d'un poteau de 30 mètres, se jettent dans le vide attachée par la ceinture en décrivant des cercles de plus en plus larges. Magnifique. Le tout accompagné d'une musique envoûtante.

8 novembre 2005

Un peu de repos après cette première partie du voyage serait apprécié surtout que nous rencontrerons des amis au camping Neptuno de Monte Gordo. Ce lieu-dit est situé sur les bords du golfe du Mexique. Ce sera l'occasion de bavarder, de se conter nos aventures, nos coups de coeur et déceptions ; d'échanger sur les choses pratiques comme l'état des routes, les emplettes, etc. Cette pause permettra d'étudier notre itinéraire à la lumière des ravages des derniers ouragans puisque dès le 15 novembre, nous filerons vers le Yucatán visitant tour à tour Vera Cruz, Catemaco, Villahermosa,Campeche, Mérida et quelques sites archéologiques. Nous obliquerons ensuite sur Valladolid pour nous rendre à Chetumal évitant ainsi Cancún. Nous serons ainsi à la porte d'entrée du Belize.

20 novembre 2005

Après notre séjour au Neptuno sur la Costa Esmeralda, quelques petites déceptions viennent contrecarrer nos plans. La pluie, pas de camping à Vera Cruz. Bah ! On se reprendra à Catemaco, mais c'est sans compter sur Dame Nature qui boude. Vent, crachin et pluie nous empêchent de faire la balade en lanchas (espèce de canot à moteur) sur le lac. Rien de bien s'annonce pour les prochains jours, qu'à cela ne tienne, on file sur Campeche faisant en route notre première expérience de coucher sur le terrain de stationnement d'un Pemex à Frontera. Satisfaisant.

Le 20 novembre, c'est l'anniversaire de la Révolution mexicaine. Un grand défilé dans les rues de Campeche. On visite aussi les derniers vestiges de la ville fortifiée, quelques remparts et bastions. Un repas à saveur régionale et plusieurs percées de soleil ramènent la joie chez les gens du voyage.

22 novembre 2005

Par une très belle journée, nous visitons le site maya de Edzna fondé entre 600 et 300 avant J.-C. La pyramide Gran Acropolis est très spectaculaire avec une architecture bien spéciale. Comme nous avons commencé notre visite vers 09:30, il n'y avait que nous sur le site ; quel silence ! Que pouvait bien être la vie quotidienne de cette communauté ? Des moments de questionnement.

Chemin faisant, nous traversons des villages où la majorité des maisons sont construites sur le modèle des cases recouvertes de feuilles de palmier. Très différent de ce que nous avons vu jusqu'à maintenant. Nous avons aussi changé d'état : le Yucatan.

Et une belle surprise nous attendait ; le camping, un vrai. Petit, mais très bien aménagé. Un couple franco-mexicain exploite le camping Sacbe, tout près de Santa Elena. Bien sûr, on y parle français. Situé près de plusieurs sites archéologiques dont celui de Uxmal, le camping offre tous les services. Une adresse à retenir.

3 décembre 2005

Nous avons fait beaucoup de chemin depuis le 22 novembre avec une météo toujours très clémente ; finalement, on se croirait au mois de juillet au Québec, c'est-à-dire ensoleillé, chaud et humide. C'est perpétuellement vert avec beaucoup de fleurs, d'oiseaux et d'insectes dont les piqueurs. La crème antimoustique doit être impérativement dans les bagages. Nous avons changé d'état ; le Yucatan semble plus riche et mieux organisé.

Nous avons visité quelques sites archéologiques, dont celui de Uxmal, vraiment imposant, et la grotte de Loltún, un ancien refuge pour les Mayas, puis, un passage vers Ticul (sans jeu de mots) pour nous rendre à Mérida. Cette ville nous a séduits. On plonge dans la culture sous toutes ses formes, mais la musique semble dominer. Une cité propre, on la qualifiait de ville blanche, facile à arpenter avec un centre-ville animé et de petites rues tranquilles. Son urbanisme facilite les choses ; il y a même l'équivalent des Champs-Élysées avec de magnifiques demeures.Les Mexicains en général paraissent très fiers de leur histoire, et ici, la culture maya domine l'avant-scène. L'habillement, la musique, les monuments et tutti quanti nous le rappellent constamment. Une belle ville.

Chichén Itzá, incontournable, une des merveilles archéologiques du monde. Très connu et visité, ce site fait partie du Patrimoine de l'Humanité. Après avoir gravi les 91 marches abruptes de la Pirámide de Kukulcán, une magnifique vue sur le site et la région s'offre à tout vent.

Et Tulum, sur la magnifique mer des Caraïbes, nous laissera une agréable souvenir. Nous avons campé dans le Parc national de Tulum seuls avec une plage de sable blanc à faire rêver. Deux jours de tranquillité avant d'aller visiter les ruines de la forteresse des Mayas à Tulum, elles valent le détour, et ensuite diretion Chetumal. Un autre beau camping (au Yax Há, resort and explorer), sur le bord de la mer avec tous les services, nous héberge pour quelques jours. C'est aussi là que nous entreposerons notre petite maison roulante pour aller au Belize, l'ancien Honduras britannique.

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6 décembre 2005

Le Belize. Une expérience enrichissante. Dire que nous avons aimé serait dissimuler la réalité. Heureusement pas de problème lors du passage des frontières tant mexicaines que béliziennes où on collige encore les informations à la main ! Mais cette fois, le voyage fut effectué à bord d'autobus de la compagnie Novelo's : absolument rien à voir avec la qualité des autobus mexicains. L'inconfort et l'absence de toilettes pour un trajet d'environ 4 heures laissent des souvenirs. Bon, passons. Il faut s'habituer à voyager à la dure. La pauvreté s'exprime autrement qu'au Mexique. Évitons les comparaisons. Notre point de chute était Belize City, l'ancienne capitale. Quel choc ! Ce fut certainement une très belle ville, mais elle semble laissée à elle-même. Un exemple, les enfants se dirigent vers leur école avec un mouchoir sur le nez tant les odeurs sont désagréables.

Nous avons visité la réserve de Crooked Tree, une réserve pour les oiseaux et le sanctuaire des singes hurleurs. Deux belles balades, mais celle au pays des singes a été trop brève.

Se balader dans la ville de Belize City demande beaucoup d'attention à cause les trottoirs dangereux et des automobilistes peu complaisants envers les piétons. Et surtout, éviter de se trouver là le dimanche, tout est FERMÉ. Toutes les informations sur ce pays nous indiquaient la cherté de la vie, nous avons vérifié et pouvons affirmer que c'est vrai.

On est toutefois convaincu qu'une deuxième visite s'impose pour vraiment découvrir ce pays. Mais quand ?

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11 décembre 2005

Le temps de nous remettre de nos émotions et nous voilà repartis pour Palenque, Chiapas. Un petit crochet à Kahunlich pour visiter d'autres ruinas dans la jungle avant de filer sur une belle route, la 186, jusqu'à Dos Lomitas. Quelle nuit bruyante dans ce Pemex. Heureusement, il ne restait qu'une heure et demie à couvrir pour se rendre à Palenque. Beaucoup de touristes accourent dans cette ville du Chiapas. Le site archéologique y est pour quelque chose ; il est très beau, même sous un ciel tout gris. Très bien aménagé et expliqué, l'environnement dans la forêt lui confère même un petit cachet romantique. De plus, le camping Maya Bel était le rendez-vous de beaucoup de Québécois, un moment apprécié. Heureusement, car la météo n'a pas été clémente et nous avons compris ce que veut dire l'expression forêt humide.

Nous avons mis fin à ce régime en prenant la route pour San Cristobal de las Casas, toujours au Chiapas, dont on nous avait dit que du bien. La distance n'est que de 200 km, mais quelle torture. La route est de façon générale très belle avec de magnifiques points de vue sur les montagnes de la Sierra norte de Chiapas. Voilà, le mot est lâché : montagnes. Par endroit, on monte sûrement à près de 3 000 mètres ; c'est tout en lacets, tout le temps. Et les topes et vibradores !!!! En plus, il y avait les coureurs pélerins de la fête de Notre-Dame de la Guadeloupe, sûrement une cinquantaine de groupes rencontrés avec leur camion, autobus ou camionnette accompagnatrice. Dur pour les freins. Ce n'est pas une route dangeureuse, mais inutile de dire que nous ne pouvons pas la conseiller aux véhicules récréatifs sauf aux caravanes portées, wesfalia ou équivalent ou de petits camping-cars ou classe C. Une journée éprouvante qui s'est tout de même terminée sans accroc.

14 décembre 2005

Nous avons visité San Cristobal de las Casas, une ville que nous pourrions qualifier de provinciale. Entourée de montagnes et sise à environ 2 200 m, la ciudad offre beaucoup. Fondée 1528, elle est chargée d'histoire : zocalo, cathédrale, musées, les maisons, tout est matière à découverte. Les indiens Tzotziles occupent plusieurs marchés éparpillés dans la ville, quelle explosion de couleurs, de sons et d'odeurs dans un atmosphère de bonhommie et de fiesta. Cependant, tout un casse-tête pour les photographes ! Les Tzotziles refusent d'être photographiés de peur de faire absorber leur âme par la caméra.

Arrêter à San Cristobal permet de faire les dernières vérifications avant le départ pour le Guatemala.

Puis finalement, c'est le départ pour Cuauthémoc, ville mexicaine fronatlière du Guatemala où nous coucherons chez Pémex.

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16 décembre 2005

Nous traversons tôt la frontière, aucun problème ; tout se déroule rondement. À La Mesilla, côté guatémaltèque, les procédures ne durent qu'une demi-heure incluant la fumigation de la camionnette. Tout un choc ! Du monde partout, des commerçants laissant peu de place à la circulation, des bouchons fréquents et pas d'indication pour la route de Panajachel. On s'en met plein la vue. Si près du Mexique et si différent.

Une fort belle surprise nous attend. La route CA-2, bien asphaltée, large et sans TOPE ou TUMULO (terme utilisé au Guatemala), nous fait le cadeau de nombreux endroits où arrêter pour admirer des paysages très spectaculaires. C'est la route des montagnes et celle des volcans ; nous roulons presque toujours à plus de 2 000 m avec des descentes et des montées très fréquentes.

Puis, arrivés à Sololá, un plein d'essence s'impose. Panique, le réservoir coule. Où faire réparer ? De bons samaritains essaient de nous aider, s'informent quel atelier peut faire le travail. Finalement, ils viennent nous reconduire. Manque de chance, trop gros, ! La camionnette avec le campeur ne passent pas l'arche d'entrée trop basse. Inquiets, nous nous rendons à Panajachel pour jauger la situation.

Ouf ! Quelle descente ! Sur huit km, à flanc de montagne, avec par endroits la route endommagée par les fortes pluies causée par un ouragan, on passe de 2 200 m à 1 570 m. Mais quel magnifique spectacle surtout pour Lina, le lac, les trois volcans. Fameux ! La consolation, le camping loge sur le bord du lac Atitlán avec une vue unique sur les volcans, San Pedro, Santa Clara et Tolimán.

18 décembre 2005

Deux jours de repos et de balades à Panajachel permettent de prendre la mesure de cette mecque touristique. Vérification visuelle du réservoir, rien ne coule. Que s'est-il passé ?

On repart pour la frontière salvadorienne. Tout se fait rondement à moindre coût, environ 20 $ USA. Quelques kilomètres suffisent pour se rendre compte que la route est toujours aussi belle. Cette fois cependant, contrairement au Guatemala et au Mexique, la pauvreté se fait plus discrète, cachée derrière les arbres qui bordent la route. Peu de circulation, mais la grande quantité de poblados fait en sorte que la vitesse de croisière s'établit à environ 60 km/hre. De façon générale, les conducteurs salvadoriens sont moins agressifs que les guatémaltèques.

Un arrêt de quelques minutes dans une station-service à Usulutan, alors que nous étions en route pour le Honduras, s'est prolongé de façon indue. Impossible de redémarrer la camionnette, la clé de contact et le système électrique font défaut. Fortuitement, le préposé à la caisse nous présente deux mécanos en pause-café. Expliquer ce qui arrive, les comprendre et tenter de trouver la cause du problème ne s'avère pas facile. Les dits mécanos n'ont pas d'outil, que le bon vouloir. Enfin, une réparation de bonne fortune nous permet de reprendre la route vers San Miguel avec l'espoir de faire réparer. Déception, il faut se rabattre sur la capitale, San Salvador, à plus de 100 km.

Malgré une circulation dense et chaotique, nous trouvons assez rapidement le garage tant espéré. Nous constatons cependant que le mot urgence n'a pas le même sens pour les Salvadoriens que pour nous nous obligeant à faire bon coeur contre mauvaise fortune. L'hôtel en face du garage nous permet de vivre deux jours de vie de pachas. Triste constat, le mécano n'a réussi qu'à remonter les vitres de la camionnette ; la clé de contact demeure toujours inopérante...

Compte tenu de la situation, ce sera le retour vers le Mexique.

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14 janvier 2006

La camionnette récupérée, nous reprenons le chemin du retour. Cette fois, nous sortons du Salvador à La Hachadura ; tout se déroule bien jusqu'au moment où pour la première fois nous subissons la mordida. Un gardien armé, soldat, policier ou agent privé, nous invite gentiment à garer la camionnette sur un terrain vague près du poste frontière. Pas de question ou de méfiance. Au retour, il nous demande candidement 12 $ US pour avoir utilisé son stationnement. Un pigeon de touriste vient de se faire arnaquer. À l'avenir, il y aura des questions.

Puis, nous voilà à la frontière guatémaltèque. On s'arme de patience. Il faut faire la queue derrière les camionneurs et il n'y a qu'un seul guichet. Somme toute, tout se passe bien. Nous empruntons la route CA-2 qui est fort belle. Un crochet jusqu'à Palín nous fait découvrir un terrain de camping alimenté par les eaux chaudes du sous-sol, c'est une région volcanique.

La sortie du Guatemala se fait par El Carmen, l'enfer. Où se garer ? Il y a tellement de monde, de véhicules, l'anarchie en vivo. Finalement, un tramitadore, pour quelques quetzales, nous facilite la vie. Ce n'est pas compliqué, mais il faut savoir à quel guichet se présenter. L'entrée au Mexique se fait très facilement, mais fouille en règle, car on revient du Salvador et du Guatemala. Ben, voyons!

Une bonne semaine de repos à San Cristobal de Las Casas, fêter Noël et le Jour de l'AN, tel est le menu après ces péripéties non souhaitées. Contre mauvaise fortune, bon coeur. Nous découvrons avec enthousiasme un peu plus cette riche culture chiapanesque.

Bref séjour à Tuxtla Gutierrez pour faire réparer la camionnette. L'ingénieur en électricité du concessionnaire a rapidement élucidé le mystère.

Le temps de visiter Puerto Angel et la magnifique plage de Zipolite, et nous filons sur Oaxaca. Tant de personnes nous ont vanté cette ville, sa culture, sa température que nous avons hâte d'y séjourner.

29 janvier 2006

Après trois jours, nous décidons de nous accrocher les pieds pour les quatre prochaines semaines.

Oaxaca est une ville pleine de charme. Ce qui peut la caractériser ? Difficile tant il y a d'éléments intéressants, mais la douceur de vivre fait partie de l'âme de cette ville. L'histoire, l'architecture, les marchés, la musique, l'artisanat de qualité, les terrasses, la propreté et la température très agréable sont quelques ingrédients qui font qu'on aime cette cité fondée aux alentours de 1529. Tous les guides touristiques louangent les attraits de cette ville et des environs ; la réputation n'est pas surfaite. En plus des excellentes pâtisseries de chez Tartamiel, c'est la région du mezcal, alcool tiré de l'agave comme sa cousine la téquilla. Bref, on adore.

En début février, nous visiterons Puebla et la région du volcan Popocatépetl avant de séjourner à Cuernavaca, la ville au printemps éternel.

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3 février 2006

Nous voici rendus en banlieue de Puebla, à Cholula, quasiment à l'ombre du Popocatépetl. Ce célèbre volcan toujours en activité, majestueux, redoutable pour les communautés environnantes, impressionne. Quelques volutes lâchées régulièrement rappellent la menace. Cholula est une belle petite ville qui se laisse découvrir tout doucement. Puebla, la capitale de l'état du même nom, se révèle très coquette malgré que ce soit une grande ville tant par l'étendue que l'importance de sa population. On y découvre beaucoup de choses, dont les fameuses talaveras (azulejos) ; en fait, la capitale mexicaine de la poterie et de la céramique a établi ses quartiers ici. Des artisans, la qualité des oeuvres et des boutiques remplies à ras bord vous obligent à la dépense. Que de jolis souvenirs ou cadeaux !

Le seul défaut de cette ville s’avère la pollution engendrée par elle-même et aussi par Mexico. Un voile entoure constamment le Popo. Qu'à cela tienne, il faut quand même y aller.

Après sept jours, il est temps d'aller sur Cuernavaca, la ville qualifiée au printemps éternel. Une déception, le camping choisi est fermé depuis 3 ans. Heureusement, plusieurs autres se disputent la clientèle de passage. La hâte de voir les papillons monarques, de se reposer des grandes villes, de voir la nature de plus près nous auront incités à n'y passer que trois jours.

Ainsi en ce 13 février, nous reprenons la route pour l'aire d'hibernation de ces fameux papillons migrateurs qui, du Québec entre autres, viennent passer les mois de novembre à mars dans cette forêt spécifique de l'état de Morelos. Notre point de chute fut Zitacuaro pour deux jours.

Observer les papillons oblige à se rendre à Ocampo, puis continuer vers la réserve El Rosario (voir les notes) qui se trouve à 3 400 mètres. Près de 1 100 marches à gravir et des sentiers poussiéreux nous amènent au but de ce pèlerinage dans une forêt de pins, d'épinettes, enfin cela y ressemble (oyamel), et de feuillus. Des papillons, il y en a plus de 150 millions, volettent, voltigent, butinent, se reposent, se reproduisent, bref tout un vocabulaire pour décrire ce que nous voyons. La caméra se montre obligatoire, les jumelles peut-être pas, à votre choix. Quel spectacle ! Il y en a partout, ils descendent la montagne vers 10:00 le matin pour y remonter en fin d'après-midi, vers 15:00 selon les dires de notre guide.

Fabuleux, mais que de questions non résolues, pourquoi cette migration de plus de 9 000 Km (du Québec), comment font-ils pour se diriger, pourquoi ce lieu ? Un mystère de la nature qui chicote.

Toujours par les routes de montagne, nous nous dirigeons vers Patzcuaro dans l’état de Michoacán. Un joli camping nous attend qui, en plus a le mérite d'être près de la ville et entouré de buissons et d'arbres ; cela rend l'observation de la faune ailée intéressante. Un très ravissant zocalo, les arcades, le marché, l’artisanat, l'activité incessante de ses habitants et des touristes se révèlent des éléments tout choisis pour l'âme michoacana de cette cité. Les Indiens tarasques produisent un artisanat bien particulier qui vaut bien le détour; chemisiers, foulards, mantes, chapeaux typiques. La ville et la région offrent beaucoup, une place à mettre à son itinéraire.

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2 mars 2006

Les fourmis dans les jambes commencent à se faire sentir, il est temps de partir. Voilà que la camionnette fait des siennes encore une fois. Elle refuse de partir : constat, le démarreur semble le fautif. Vite le garagiste qui heureusement est tout proche du camping. Même diagnostic des mécanos. On devra se fier au savoir-faire des Mexicains dont on vante les mérites. Avec de telles avaries, on se rend tout de même compte que notre espagnol s'améliore.

Une journée et demie plus tard, notre vieille Dodge démarre et nous amène à Angahuan pour une visite très spectaculaire, le volcan Paricutín. Une balade à cheval nous amène sur les lieux de la désolation. Le village et l'église ont été enterrés par la lave, seul le clocher émerge de cette mer rocheuse. Heureusement, personne n'est mort suite à cette éruption, car on a pu évacuer longtemps à l'avance. Le volcan a tout de même craché durant 9 ans et 25 km² de lave le prouvent bien.

Départ pour Zacatecas ; le démarreur fera-t-il ce que l'on attend de lui ? La compétence des Mexicains tient ses promesses.

Rendus à destination, un peu de cafouillage pour trouver le camping de l'Hacienda, ce qui devait augurer la déception : tous les services, parqués sur un revêtement de pierres, MAIS coincés entre l'autoroute et la voie ferrée. Pour ceux et celles qui sont allergiques au bruit, ce camping est à éviter. Les véhicules récréatifs, bien isolés, n'auront pas ce problème. Prendre l'autobus, pas facile du tout et les taxis coûtent entre 50 et 60 pesos la course pour aller au centro. L'autre camping, fort bien situé, peut accueillir 4 ou 5 petits véhicules ; l'eau et l'électricité sont disponibles mais oubliez la vidange, idéal pour quelques jours. Enfin, Zacatecas, ville coloniale, se laisse découvrir ; facile à marcher, on peut admirer l'architecture, visiter de nombreux musées dont celui des Masques. Les mines d'argent ayant fait la réputation de cette région, on peut fureter dans les nombreuses boutiques, car la bijouterie de l'argent est à l'honneur et on est en mesure d'apprécier la virtuosité des artisans. Cette ville coloniale est un arrêt à prévoir.

6 mars 2006

Pour nous, Zacatecas est au croisement d'une décision à prendre concernant la suite du voyage. Quelle direction prendrons-nous ? Après mûre réflexion, la fatigue aidant, nous décidons qu'un peu de repos avant de rentrer au Québec serait très appréciable.

Ainsi, la direction de Saltillo semble le plus court chemin pour filer sur la vallée du Rio Grande au Texas.

Vite passés les 750 km pour se rendre à Harlingen, une ville que nous connaissons pour y avoir déjà séjourné.

Nous en profiterons pour faire le point sur notre expérience mexicaine, refaire le plein d'énergie et nous préparer à affronter le printemps québécois.

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19 mars 2006

Le Mexique a été une découverte fantastique ; durant cinq mois et après avoir parcouru presque 11 000 km, nous avons vu se dévoiler un peuple, une histoire, des civilisations millénaires, une façon de faire autrement, des cultures différentes et une richesse insoupçonnée du patrimoine mexicain.

Nous avons aussi rencontré des Mexicains fort sympathiques, des gens du voyage curieux, intéressants, généreux de l'information et des amis.

Cependant, on ne peut s'approprier tout dans un seul voyage et pour mieux comprendre, il faudra remettre ça.

Bref, vous aurez compris que nous avons adoré.

Ce carnet de voyage prend ainsi fin.

C'est un rendez-vous vers le début du mois de novembre prochain pour suivre la route des Gens du voyage.

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